novembre 23, 2011

Sur les hauteurs de San Pedro !

san,pedro,buenavista,bolivia,sodisSan Pedro de Buenavista, c'est vraiment l'autre bout du monde. Niché au confluent du Rio San Pedro (tiens tiens...) et de deux autres aux noms Quechua imprononçables et dont j'ai oublié le nom en moins de temps qu'il faut pour les dire, c'est le bout de la route. On y arrive en passant par Anzaldo, Acasio (et son superbe arbre) et une kyrielle de petites communautés perchées sur un promontoire, au creux d'une combe ou sur un minuscule plateau. Le tout dans un environnement de montagnes escarpées et de vallées aux profondeurs insondables.


On se plaint souvent de l'état "déplorable" de nos routes, mais, mais chers compatriotes, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer : elles sont dans un EXCELLENT état. Pour profiter du panorama de San Pedro de Buenavista, qui se trouve à un gros 200 km de Cochabamba, il faut environ 7h de voiture. ça donne une idée du genre de route. Ah pardon, je dis route, mais en fait, je devrais plutòt dire chemin... ou piste ou "sentier automobile". Armando, Elsa et moi voyageons dans un Toyota Land Cruiser quelque peu antique (1984 apparemment) mais puissant et vraiment passe partout. Heureusement, parce qu'autant l'aller s'est fait dans de bonnes conditions (comprenez "par temps sec"), autant le retour fut une autre paire de manches.

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Les montagnes de Bolivie (du moins celles-là, qui sont les seules que j'ai vues) sont en réalité d'immenses tas de cailloux rongés par une érosion galopante. Et comme de bien entendu, dans la nuit précédant notre départ, de violents orages ont pointé le bout de leur nez. Résultat : Pierres sur la route, glissements de terrain (dont un prenant toute la route, et nous obligeant à un vrai franchissement en 4x4... heureusement en descente), arbres voyageurs et j'en passe. Et comme le tout se passe généralement au bord de précipices relativement impressionnants (voire carrément flippants), on a comme qui dirait "un parfum d'aventure".

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Trêve d'anecdotes de vieux routier, nous sommes finalement arrivés à bon port pour analyser la situation du "municipio" de San Pedro de Buenavista et poser les bases du projet de l'année prochaine. L'idée de base était donc de sélectionner un certain nombre de communautés (des petits groupes de maisons paumés dans la montagne...), de convaincre le maire du Muncipio de soutenir le projet, y compris financièrement, à hauteur de 10% (soit 4000$) et de collecter les données nécessaires à l'établissement du projet.


Question "vente du projet" : aucun problème. En deux coups de cuiller à pot, le maire donne son accord et propose de signer une convention sur le champ. C'est que le Municipio est encore catégorisé comme "zone de pauvreté extrême", et que les problèmes de santé et d'hygiène y sont criants. Pas besoin donc de beaucoup argumenter. Là où les choses se corsent, c'est quand il s'agit de collecter les données sur les 22 communautés choisies en accord avec le maire. En fait, l'institut national de statistiques bolivien a réalisé en 2001 un recensement, et cartographié tout ça bien proprement, mais ils ont oublié quelques légérs détails sur la carte, comme par exemple les routes et chemins ou le relief (qui a son importance, vous vous en doutez...). Du coup, la carte se présente comme une feuille blanche, avec plein de petits points assortis d'un nom de communauté. Trop facile pour se repérer ! Il faut donc faire appel aux petits vieux du village, aux assistants du maire et à toute aide possible pour savoir où sont lesdites communautés, s'il y a une route qui y mène (généralement : non... juste un sentier), s'il y a une école, un réseau de distribution d'eau ou des installations sanitaires de base, combien de gens y vivent à l'heure actuelle. Mais peut-être que les choses vont changer suite à mon passage... je leur ai proposé de recopier les donnés de l'institut de stats sur des cartes "IGN" (qui existent) histoire de pouvoir se repérer, et ça leur a paru une excellente idée...

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Le projet de San Pedro de Buenavista commencera normalement en février (mais, comme je le disais, plus probablement en mars, vu l'état des routes à certains moments pendant la saison des pluies...) pour une durée de 3 ans. En fait, pour assurer l'efficacité du truc et ne pas perdre un temps dingue, gaspiller de l'essence (quasi 100l dans la jeep tout de même...) et de l'argent, quelqu'un sera engagé sur place pour mener à bien le projet, et qui sera évidemment en relation étroite avec le "siège" à Cochabamba.


Demain matin, on part en visite dans le Chaparé, à Villa Tunari et à Chimoré dès 5h du matin. On emmène avec un caméraman, a qui je servirai d'assistant et de seconde caméra en plus de prendre des photos dans le but de réaliser un petit documentaire de 15-20 minutes sur le travail qui a été réalisé là-bas dans les 3 mois précédents... autant dire qu'il est grand temps que je révise le mode d'emploi de mon appareil photo pour pouvoir filmer à peu près correctement. Pas de chance, les communautés indigènes du fleuve se réunissent justement maintenant, et ne seront donc pas disponibles pour une petite visite... :( Je vais donc voir ce qui s'organise par après, et peut-être essayer tout de même d'y aller. C'est apparemment une région superbe, et même dans un but touristique, ce serait bien cool de pouvoir y aller. Là, c'est carrément un trajet en bateau qui nous attend, à la rencontre des communautés qui vivent le long du fleuve. Ça se programera peut-être bien mardi de la semaine prochaine, donc si on rentre vendredi soir très tard ou samedi matin, peut-être bien que je prolongerai encore un peu mon séjour à Cochabamba. Mais avec des si... ;)

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En attendant, mon petit séjour dans les bureaux de la fondation Sodis m'a permis d'uploader toutes les photos du voyage (jusqu'à présent) sur Flickr, et je vais donc pouvoir vous faire profiter de petits albums comme celui sur San Pedro... (quoique en sélectionnant mieux les photos...).

San Pedro de Buenavista : Les photos

novembre 20, 2011

En route pour San Pedro de Buenavista !

Ce coup-ci, les choses ont l'air de vraiment vouloir avancer un bon petit coup. J'ai reçu la confirmation d'Armando, et demain matin à l'aube (départ à 7h15 de l'autre bout de la ville, va falloir négocier serré avec Morphée) pour le charmant (?) petit village de San Pedro de Buenavista. J'ai cherché à savoir oú donc ce bled pouvait se trouver, et Google maps renseigne un "San Pedro" dans le coin, mais aucune mention de Buenavista... Quand il s'agit des coins un minimum reculés de la Bolivie, faut quand même pas trop compter dessus, mais ça aide.

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Pour faire bref, nous partons visiter le lieu, voir quel est l'état actuel du réseau de distribution d'eau, quel est l'état des routes qui connectent les différents villages de la région (San Pedro de Buenavista, c'est le chef lieu...) et au final, il s'agira de décider s'il est possible d'implémenter un projet dans ce coin-là. J'avoue avoir évidemment quelques appréhensions quant à mon rôle dans tout ça... J'espère ne pas trop être la cinquième roue du carosse. Mais vu l'impossibilité d'obtenir un programme détaillé de l'excursion, je décide d'y aller, et je verrai bien. L'idée est de rester avec eux la journée de dimanche (il y a déjà environ 6h de route jusque là apparemment) et une bonne partie de celle du lundi avant de les laisser vaquer à leurs occupations et de m'en aller voir pendant toute la journée de mardi le Parc Naturel de Toro Toro, qui est apparemment splendide.


Vous l'aurez compris, c'est un petit au revoir, parce que les probabilités de trouver des connexions internet dans ces régions reculées se rapprochent probablement de celles d'y trouver un Orval bien frais (vu la température qu'il fait ici : oui, bien frais !). Le retour est prévu mercredi dans la journée (enfin, dans la soirée pour l'immense majorité de mes chers lecteurs). Je pense que je serai un peu vanné, mais j'espère avoir tout de même le courage de vous poster une belle note avec plein de super photos dès mon retour, surtout que le lendemain (jeudi), si tout va bien, je devrais partir pour le Chaparé dès l'aube et que les Orvaux bien frais n'y pullulent pas non plus...


Je vous dis-donc à mercredi-jeudi... Je me fendrai d'une petite newsletter pour me rappeler à votre bon souvenir !


PS : Un grand merci à tout ceux qui me laissent de petits commentaires... ça me fait toujours super-plaisir. Je n'ai que trop peu le temps d'y répondre (poster tout ça provoque déjà d'assez longues - mais plaisantes - visites dans les cyber-cafés), mais je les lis toujours avec énormément de plaisir !

novembre 19, 2011

En Bolivia, todo es posible, pero nada es cierto...

Comme me l'indiquait un chauffeur de taxi il y a quelques jours, les choses changent sans arrêt par ici, et il est impossible de prévoir les chose très à l'avance... Hier, je devais avoir confirmation de mon départ pour le Chaparé avec Benito, le chauffeur-technicien de la fondation Sodis, mais finalement, Enric m'annonce que c'est annulé, mais qu'il y a d'autres possibilités qui se dessinent.

Hier, je suis donc passé au bureau de la fondation, et il apparaît qu'Armando, l'un des coordinateurs, devrait partir pour San Pedro de Buenavista (rien à voir avec le Chaparé...), qui est une superpe région aussi, et que je pourrais l'accompagner. À mon retour, je pourrais pratiquement directement repartir pour le Chaparé, oú Benito devrait finir par aller jeudi à la première heure. J'appelle donc Armando ce matin pour confirmer et voir avec lui oú on peut se retrouver pour partir, mais il me dit que son départ (demain à la première heure tout de même...) n'est pas encore confirmé. Je rappellerai vers 17h pour savoir quoi... mais je sens venir l'embrouille.


À la vérité, je commence à en avoir un peu marre de zoner à Cochabamba. Demain, ça fera pile une semaine que je suis arrivé ici, pour une journée "effective" de travail-visite avec Sodis. Heureusement, Enric est vraiment hyper-sympa ! J'ai été boire une petite bière (ma première goutte d'alcool depuis mes exagérations de pré-départ...) chez lui, et on a discuté du travail des ONG's en Bolivie, des l
uttes de pouvoir et d'influence entre elles, de l'éducation, de la tendance occidentale à s'auto-flageller,... et de plein d'autres choses encore, pendant presque 3h. Lui abandonne son travail auprès de Sodis à la fin du mois, et m'apporte un autre regard, et un témoignage de première main sur l'expatriation, le travail en ONG, l'idéalisme et du pragmatisme. Loin d'être complètement désabusé ou cynique, il est juste conscient de la réalité du terrain et de ce qu'elle signifie au jour le jour dans le travail des ONG's. Je n'ai pas encore vraiment bien digéré cette discussion et certains de ses arguments, qui nécessitent une réflexion un peu plus approfondie, mais nul doute que cela ressortira au fur et à mesure des péripéties du voyage.


Demain donc, si tout va bien, je partirai pour la province de San Pedro de Buenavista, qui se trouve grosso modo entre Cochabamba et Sucre, un peu au sud du parc National de Torotoro. L'idée est d'accompagner Armando dans la visite d'évaluation d'un réseau de distribution et dans l'évaluation de la faisabilité d'un projet Sodis dans cette région. Je ne pense pas rester tout le temps avec lui, mais plutôt m'échapper lundi en fin de journée pour aller faire un tour mardi dans le parc de Torotoro, avant de rentrer mercredi à Cochabamba. Mais bon, tout cela est évidemment sous réserve. Si ça ne se concrétise pas pour demain, ce sera le départ pour le Sud-Lipez, les grandes étendues désertiques et la nature Bolivienne qu'il me tarde de découvrir !


En attendant, je vais essayer d'aller vous faire une petite compile des meilleures réalisations des ateliers de Tuning Cochabambinos, qui ne manquent pas de créativité (ni de succès surtout...), et faire une petite sieste.


À Tutti dans le Trufi !

novembre 18, 2011

À la Féria de Sacabamba avec Sodis...


cochabamba,sacabamba,bolivia,feria,sodisHier soir, alors que je faisais des aller-retour entre mon lit et la salle de bains, s'est offerte a moi une vérité d'ordre cosmique : "rien ne sort du néant que petits prouts sans gravité". Fort de cette certitude, La voie royale vers une belle journée était toute tracée ! À 6h00 p... (bon, ça va, j'arrète) je sautais donc, ajun, dans ma douche avant de me diriger vers l'endroit de la ville oú l'on m'avait indiqué que partaient les "trufis" pour Cliza. Ni une ni deux, nous voici partis à 6 dans une Corolla Sedan - chauffeur compris, tout de même - pour une grosse demi-heure de quasi-autoroute. Après une attente de 4 minutes montre en main, j'étais installé dans gros bus peinturluré (un peu dans le style de celui que je vous ai montré l'autre jour). Là, j'ai eu droit à une petite heure de vrai, de pur, et d'abominable trajet "roots" bolivien. Une heure de tape-cul sur une route d'abord empierrée et pleine de vicieux caniveaux d'irrigation, puis de pavés disjoints agrémentés de sympathiques nids de lamas. Qu'importe, la journée s'annonçait splendide et intéressante.

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Sacabamba, c'est une petite bourgade d'environ 6000 âmes, perchée à 3050m d'altitude dans ce qu'on appelle le "Valle Alto" C'est une zone de grosses collines assez arides et relativement peu peuplées. Encore une fois, je dirais que c'est plus impressionnant par l'étendue que véritablement beau. Tout ça est vraiment fort sec, et puis il ne faut pas oublier que l'altitude ne tape pas que sur les abrutis qui pensent pouvoir passer de 0 à 3000 sans coup férir, mais aussi sur la végétation. Disons que ça manque un peu d'arbres à mon goût. Ceci dit, Il y avait de magnifique ciels à contempler, entre ombre et lumière, et rien que pour ça, je suis content d'y avoir éte. Question village, je prendrai un air très docte et vous dirai "c'est du typique bolivien". Comprenez : ça ressemble très fort au peu que j'ai vu jusqu'ici. De petites maisons de brique de plein pied construites dans la poussière et connectées par des chemins de terre. Bon, soit. C'est pas comme si j'étais venu admirer les merveilles architecturales du lieu.

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Ce qui m'amène ici, c'est la une sorte de méga Fancy-Fair, ou quelque chose dans ce genre-là. Lors de la "Feria Educativa", toutes les "unités éducatives se réunissent, présentent leurs projet de l'année, des maquettes, des affiches,... etc sur un thème particulier. Cette année : Le changement climatique (tiens tiens...). Tout cela est soutenu par diverses ONG's (qui ont l'air très présentes sur place) et débouche, en fin de journée, sur une grande remise des prix pour de nombreuses catégories comme "nettoyage de la maison", "Assainissement de l'eau". Dans le cadre de cette grand-messe éducative, la fondation Sodis, qui a un ""bureau"" à Sacabamba (je mets de gros guillemets car il s'agit de la petite chambre de Wilson, envahie d'affiches, de filtres de bouteilles et agrémentée d'un petit ordinateur), tient un stand d'information. C'est donc là que je passerai le plus clair de mon temps entre les groupes d'enfants venus gagner quelques menus cadeaux et les plus âgès, venus se renseigner sur le prix des filtres. Arrivé vers 9h, c'est directement parti pour le transbahutage de tout le matériel nécéssaire et le montage du stand juste à côté de l'église.

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La fondation n'est pas seule sur ce stand, mais malgré mes demandes répétées et mon écoute attentive des réponses, je n'ai toujours pas très bien compris qui fait quoi entre Sodis, l'ADRA, la "Mancomunidad de municipios de la cuenca del Caine" En tous cas, sur notre stand, on promeut majoritairement l'utilisation d'une eau propre dans la vie de tous les jours. Après le montage du stand, je discute avec les uns et les autres, puis au coin du stand, je trouve une petite fille toute mignonne, qui accepte que je la prenne en photo. L'occasion de tester mon imprimante qui, comme prévu, fait très forte... impression. J'avais pourtant fait ça dans un coin relativement discret du stand, mais en moins de temps qu'il faut pour le dire, j'avais autour de moi une grappe d'enfants en attente de se faire tirer le portrait. Évidemment, vu l'autonomie très limitée de l'engin, pas question d'ouvrir un stand, mais ça attire les gosses au stand, et ça c'est bien.

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Je deviens alors un peu plus "photographe officiel", et gagne l'insigne honneur de faire une affreuse photo de l'équipe en compagnie du maire. Il faut dire qu'un soleil pratiquement au zénith ne fait rien pour la qualité des portraits. Dans le stand proprement dit, on apprend comment faire un lave-main avec une boutieille de coca renversée, quels sont les moments clés auxquels ils faut se laver les mains, comment construire une toilette hygiénique et l'on montre le fonctionnement des filtres céramiques. Vers 15h30, il est temps de vite trouver un trufi vers Cliza, sous peine de me retrouver bloqué à Sacabamba. Et comme je n'y ai aucun endroit prévu pour dormir, ça la foutrait un peu mal. Je prends donc congé de mes hôtes du jour en les remerciant, demande pardon à mon arrière-train et lève les voiles.

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Ça, c'était pour le factuel... 

À Sacabamba, Sodis réalise vraiment un travail d'éducation à long terme. On met donc le paquet avant tout sur les enfants en leur répétant encore et encore les bonnes pratiques à observer. En posant des questions sur le réseau de distribution, Wilson m'explique qu'il y a un ou plusieurs points de captation, un réservoir et un réseau de distribution dans les maisons (ou juste en dehors), mais que rien de toute cela n'est protégé, et qu'aucun traitement de l'eau n'est réalisé en amont. Et ce pour la bonne et simple raison que la techologie nécessaire au traitement automatique n'est pas présente, et qu'il n'y a en général dans les communautés personne d'assez qualifié pour s'occuper du dosage et de la vérification des équipements pour tout le village. L'eau arrive donc en direct des points de captage, qui sont en plus souvent situés plus bas que les villages, ce qui augmente bien évidemment les facteurs de pollution.

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Il n'y a là bas aucun système d'égoutage, et tout est donc rejeté de-ci de-là. Pas franchement l'idéal en matière de santé publique. Le "choc des niveaux de vie", je l'ai cherché, je l'ai trouvé, et j'avoue être encore un peu mal à l'aise. Il est plus facile de faire le touriste et de fermer les yeux sur les conditions de vie des locaux en se focalisant sur la beauté des nuages et le caractère pitoresque des madames en chapeau, mais quand on les ouvre, on a parfois assez vite envie de les refermer, tant tout en nous crie "moi ça va bien, et vous ?". Mais bon, d'une autre côtém je pense avoir eu l'occasion de leur expliquer aujourd'hui le fond de ma démarche, qui est aussi de faire connaître autour de moi la situation qui est la leur et, indirectement peut-être leur venir en aide. Personnnellement en tous cas, je pense qu'un ordre permanent va très vite venir se rajouter à mon compte en banque...