janvier 20, 2012

Titi et Caca sont sur un bateau...

Depuis La Paz : direction le lac Titicaca, le soleil, la farniente (enfin, niente... c'est quand même beaucoup dire) et le retour bienvenu de la vie à deux. En un gros mois en Bolivie, je me suis quelque peu habitué au fonctionnement parfois chaotique du pays, et c'est une petite redécouverte que de voyager avec quelqu'un qui porte un regard complètement neuf sur les choses. Ben oui quoi, on chope un trufi pour Copacabana au cementerio avec 11 boliviens dans une camionnette... quoi de plus normal ?

Évidemment, retrouvailles et décalage horaire obligent, on a un peu merdé notre timing, et quand on arrive sur les rives du lac, les bateaux réguliers ont déjà levé l'ancre. Comme on a pas la moindre envie de passer la nuit dans le nid de touristes que constitue le petit village de Copacabana, on se fait gentiment arnaquer par le premier marin d'eau douce venu, mais on embarque bientôt pour la Isla del Sol.

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Les neiges éternelles de l'Illampú en toile de fond.

On se retrouve en compagnie d'une belge qui découvre le pays de son copain bolivien pour deux petites heures de traversée dans des paysages somptueux. Ils ont payé leur billet deux fois moins cher que nous, mais en même temps, l'équivalent de 10€ à deux pour une traversée quasi privée, c'est pas non plus la mer à boire. L'arrivée sur l'île est un peu rude, l'auberge de nos rêves est sur les hauteurs, et le petit chemin muletier qui y mêne n'a presque rien à envier à ses homologues brésiliens. En plus, on est tout de même à 4000m d'altitude, et pour Jo qui n'est pas acclimatée, c'est comme pour moi au début... on se sent comme un vulgaire clébard haletant sous la canicule.

Qu'importe, ce n'est pas non plus l'Everest. En une demie-heure de marche et avec l'aide de quelques feuilles de coca, on est dans notre chambre avec vue sur le lac... la classe ! On aurait apprécié une douche chaude en arrivant, mais l'île est en sous-alimentation électrique constante, et comme ici, la douche à Clo-Clo règne en maîtresse (pour ceux qui n'ont pas suivi, c'est ici), on est bon pour une séance chair de poule et souffle court sous le jet glacé. Heureusement, un bon lit et 15 kg de couvertures boliviennes (et je pense que je n'exagère pas) nous attendent. C'est que les nuits sont fraîches par ici, et que le concept d'isolation reste totalement étranger aux boliviens.

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On sent tout de suite quand le courant passe...

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Ya rien à dire, c'est quand même plus drôle qu'un mouton...

Le lendemain, on laisse notre barda à l'auberge pour se lancer à la découverte de l'île, de ses petites criques paradisiaques, de ses lamas aux tronches pas poss', de ses descentes casse-gueules et de ses montées éprouvantes. On a débarqué dans le sud de l'île, et les paysages sont enchanteurs, beaucoup plus verdoyants que ce que nous en avait raconté le routard. Loin du tourisme de masse, on trouve encore sur l'île des petites hanses sans le moindre gringo ou venir faire bronzette (enfin, dans notre cas, c'était plus le gros barbec que la gentille séance de banc solaire...) et se prendre une grosse cure de lumière. Jo arrive de Belgique... vous savez, ce petit pays tout gris où il y a genre 3h de lumière par jour en hiver et où la légende parle d'un astre jaune et brillant qui chaufferait la peau comme le poêle au charbon...

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C'est moche hein ?

Aprés une deuxième nuit sous les lamas flous (ils sont forts ces boliviens... ils parviennent à tisser des couvertures avec des lamas dessus, mais tout de même pas à les faire nets...), on prend la direction du nord de l'île avec nos gros sacs sur le dos. C'est parti pour 4h de balade qui se termine par une arrivée spectaculaire dans les Caraïbes. Oui, nous, quand on se balade, on fait pas les choses à moitié. Dans le nord de l'île, on a vraiment pas du tout l'impression d'être sur l'altiplano, à 4000m d'altitude. Ici, c'est bourré d'argentins toujours flanqués de leur thermos et de leur pot à maté. Ça devient une habitude, on arrive juste trop tard pour reprendre le bateau vers Copacabana. Mais en fait, c'est tant mieux,... après quelques tentatives de négociation d'une traversée "privée", on décide de profiter de l'après-midi radieuse qui s'annonce, de dormir sur place et de ne partir que par le dernier bateau du lendemain à 13h30. Après tout, c'est les vacances, et on a vraiment pas envie de se stresser dans les transports.

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 Qui a dit qu'il n'y avait pas de plages en Bolivie ?

Le soir sur la plage et sur le port, on fait toutes sortes de rencontres saugrenues. Adieu, veaux, vaches, cochons, dirons-nous le lendemain en quittant ce lieu paradisiaque. C'est que les paysages grandioses du Sud Lipez et du salar d'Uyuni nous attendent, et qu'entre-temps, on doit se taper le trajet jusqu'à Tupiza, à un saut de puce de la frontière argentine. Comme on est pas des gros bourges, on prend le trufi et le bus,... 3h30 + 10h + 7h = 20h30 de route... même pas mal !

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Eh oui, c'est jamais qu'un gros abreuvoir ce truc...

Au programme de notre prochain post : des volcans, des lagunes, des flamants roses, du sel, des françaises trop chébran un truc de ouf et plein d'autres merveilles !

À plus !

Commentaires

janvier 20, 2012

Répondre à ce commentaire

Bonjour,
quelle belle aventure ! Merci de nous faire voyager.

Antoun Sehnaoui

janvier 20, 2012


Bonjour,
j'adore la photo du lama !

Violette

janvier 23, 2012


Alors heureux les amoureux ? Quel bonheur de vous suivre à distance :)

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