janvier 08, 2012

Quelques nouvelles textuelles...

Bon, ... autant commencer par ça, comme ça c'est fait... Les expériences photographiques, c'est fini pour moi. Je passe le relais à une quelconque enflure de brésilien, qui achètera mon appareil au marché noir. Le nouvel an à Salvador de Bahia, ça ne pardonne pas. J'espère donc que vous ne m'en voudrez pas trop pour ce texte aride, auquel je tenterai d'ajouter les quelques photos sauvées sur le compact, toutes les autres étant parties avec l'appareil.

Mais reprenons depuis le début. Après vous avoir quitté, j'ai pris comme prévu la direction de Sao Paulo, mégapole tentaculaire carrément flippante. Quand on arrive en avion, on aperçoit même pas la fin de la ville... Immensité bordélique de béton contenant la bagatelle de deux fois la population belge (bon, j'exagère, la métropole elle-même n'abrite que 14 millions d'habitants... 22 millions, c'est "le grand Sao Paulo"). Fort heureusement, j'ai mon pied-à-terre sur place et mon guide personnel en la personne d'Angel, ami espagnol de longue date (Putain, la dernière licence et le kot Erasmus, ça commence à sérieusement dater). Je ne m'étendrai pas trop sur la courte visite de la ville, au demeurant moins "horrible" quand on est dedans qu'au dessus. Deux jours plus tard, on fait nos valises pour le parc naturel de la Chapada Diamantina, à deux pas de Salvador de Bahia (enfin, deux pas brésiliens... genre 500km). 

La Chapada (si j'ai bien compris, le mot désigne plus ou moins "plateau" en portuguais. Il s'agit en fait d'une magnifique vallée un peu style "grand Canyon", mais en complètement vert. Vallons envahis par la jungle dans le fond, et grands espaces dégagés plus haut. La classe. 

Dans le plan de base, nous pensions partir de Lençois, charmante petite bourgade assez animée et remplie d'agences proposant toutes les balades possibles et imaginables. C'est que pour s'aventurer dans la "Mata" (forêt tropicale), il vaut mieux avoir un guide. On va pas faire les malins, on est des pauvres citadins à deux balles, alors on va suivre les conseils d'à peu près tout le monde et louer les services d'un local. Le problème, c'est que comme tout au Brésil, ça coûte CHER. Genre minimum 150 reals par jour et par personne, ce qui fait grosso modo 60€. On veut bien qu'ils se sucrent, mais quand même, se bafrer 1500€ pour emmener 6 gusses se balader 4 jours, ça nous paraît légèrement surfait. On décide donc de pousser jusqu'a Vale do Capao, petit village d'où, de toutes façons, partent les circuits qui nous intéressent le plus. Une amie d'Angel lui avait donné le contact d'un guide "indépendant" sur place, et une petite heure après notre arrivée, nous avons notre homme, Alexander, la petite vingtaine sportive nous emmène pour 80 reals par jour, rien que nous deux. Parfait. 

Sauf que comme de bien entendu, les choses se compliquent à peine 2h plus tard, quand ledit Alexander vient nous trouver sur notre terrasse où nous savourons la victoire pour nous dire que finalement, il ne pourra pas venir, mais que son pote Danilo va nous emmener. Là dessus, il nous présente un black aux yeux explosés, qui a l'air d'avoir fumé toute la moquette de la grande mosquée de Marrakech et qui dit pas grand chose. Bon, de toutes façons, on a pas d'autres options, et on est pas trop du genre à juger définitivement au premier regard. C'est pas comme si on avait jamais rencontré personne un lendemain de cuite.

Le jour dit, le mec est pas en retard, il est même une demie-heure en avance, et il a tout de suite l'air beaucoup plus en forme et beaucoup plus sympa. On embarque bouffe, sacs de couchage, réchaud et tout le toutim dans nos sacs et on est partis pour les premiers 8km en moto-taxi. Jusqu'a l'entrée dans le parc naturel, la balade est sur une route en terre qui n'est, comme nous l'avait dit Danilo, pas d'un grand intérêt, et comme il y a de toutes façons 5 bonnes heures de marche derrière, on se motorise un brin. Ensuite, c'est la nature, la grande, la belle, la vraie... il n'y a personne sur les sentiers, ça monte dur au début, avant que, une fois le verrou franchi, ne se dévoile la vallée. Fort heureusement, il ne fais pas splendide, assez couvert, ce qui nous évite de rotir sous un soleil d'enfer. Dans le coin, les matins sont nuageux, les après midis superbes et les soirées... variables. Dès la première heure et au franchissement de la côte qui monte sur la crête, on découvre les raffinements du sentier brésilien. Peu importe la pente, on monte tout droit, sauf si un obstacle véritablement insurmontable se présente. Auquel cas, on fait le détour minimum et on continue à grimper. Là, on croit qu'on a vu ce que c'était une montée. Tristes bouffons que nous sommes.

La première journée nous mène à Igresinhas, hameau (une famille, quelques cahutes...) oú nous ferons étape sur des matelas posés à même le sol. De la crète, ça a l'air tout prés, mais curieusement, les descentes sont un peu comme les montées. La descente de la crète est un crématoire pour quadriceps, on s'accroche comme on peut à tout ce qui passe pour ne pas voler dans le précipice. Évidemment, comme prévu, entre temps, le soleil a fait son apparition, et on arrive comme de bons gringos à l'étape, tout rouges, suants et contents. Ça, c'est fait.

Sur les entrefaites, on a eu le temps de faire un peu connaissance avec Danilo, qui, malgré nos appréhensions initiales, s'avère ètre un guide tout à fait excellent, sachant respecter le silence face à la majesté des lieux, expliquer et faire causette quand c'est le moment, et adapter son rythme au notre (on découvrira le dernier jour qu'en fait, il ne pouvait probablement pas aller beaucoup plus vite... mais ça, c'est une autre histoire).

Allez hop, j'arrête déjà là, parce que l'autre grande nouvelle, c'est que mon amoureuse est arrivée ce matin de Belgique, et qu'elle vient de finir sa sieste... Alors il n'est plus temps de glander sur internet !

Commentaires

kumps
janvier 10, 2012


c est etrange on a plus de nouvelles!!!!!!! :-p
alors les amoureux tout se passe bien?
Dans quel état est ma soeurette à 4000m d'altitude?
Bon j'attend de vos nouvelles!!!! :-)

JVB
janvier 11, 2012


Hé beh mon Stan, même comme ça, ça passe comme du miel et ça reste plein d'images.
Maintenant qu'ils n'auront plus d'obstacles, regarde de tous tes yeux!

A bientôt!

kumps
janvier 11, 2012


hé là les croupoucs endiablés, comment ça se passe en bolivieland?

Je suis sûre que tu en as le souffle coupé jolinette!

Allez allez ramenez nous tout ça dans les yeux ;)


Gros bi
zou zououou


Vio vio

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