octobre 16, 2011

The rules of engagement

J'ai un problème fondamental avec l'engagement social, caritatif, "oëngéique", appelez-le comme vous voulez. Ce problème, c'est que je ne sais pas du tout quoi faire. Je sais écrire un texte, changer un pneu, prendre des photos, courir dix kilomètres, réserver une salle de réunion, programmer un peu en HTML-CSS, m'orienter avec un boussole, parler espagnol, cuisiner un spag-bol, ... mais je ne suis ni écrivain, ni programmeur, ni cuistot et encore moins marathonien. Alors qu'est-ce que je fais ? Je regarde les offres d'emploi dans les ONG, et je vais de "minimum 2 années d’expérience internationale dans un contexte d’urgence" en "ingénieur agronome bénéficiant d’une expérience significative dans la coopération au développement" (source : www.acodev.be), et je me dis que vraiment, c'est pas gagné. Me voila ramené 5 ans en arrière, cherchant avec candeur mon premier emploi.

Faut il être donc un être exceptionnel pour faire avancer le monde dans le bon sens ? Il y a tellement de crétins qui le font avancer dans le mauvais qu'il doit sûrement y avoir moyen de trouver une petite place chez les gentils...

Le problème de la rémunération

Vous l'aurez compris à la lecture des premières notes de ce blog, je ne suis pas du genre à suivre Jésus en laissant toute mes possessions matérielles pour répandre la bonne nouvelle. Enfin,... disons que je reconsidèrerai la question quand l'église aura montré l'exemple, autant dire que je ne prends pas trop de risques. Mais alors comment faire ? Il y a d'un côté l'envie d'avoir un chez soi confortable, d'élever des enfants dans des conditions financières rassurantes, de pouvoir offrir des cadeaux à ses amis,... et d'un autre côté le besoin d'agir pour le bien, de s'élever un peu au dessus de ces contingences matérielles qui nous enchaînent autant qu'elles nous libèrent. L'argent ne fait pas le bonheur, mais tout de même, faut bien bouffer ! Il faudra donc bien que je trouve quelqu'un pour me donner un minimum de sous. En attendant, je travaille tout de même chez les pas trop méchants, et j'y prends même parfois du plaisir... C'est grave docteur ?

Work in progress...

Une petite pensée pour bien dormir...

Il y a une semaine, l'europe entière pleurait la mort de Steve Jobs, mort d'un cancer dans son lit, entouré de sa famille à 9000 km d'ici. Le temps de rédiger quelques centaines d'articles hagiographiques à son égard, on avait jeté quelques bonnes brouettes de somaliens à la fosse commune, morts de faim sur leur paillasse, entourés de ce qu'il restait de leur famille à 7000 km d'ici. Mais bon, c'est vrai qu'aucun d'eux n'avait inventé l'iPod... Du coup, en pathétique victime de l'agenda médiatique, je me suis gavé avec bonheur de rétrospectives sur l'extraordinaire success story de la marque à la pomme, c'est bête hein ?

Commentaires

octobre 18, 2011


Je vais I Liker la petite pensée pour dormir tiens...

Les commentaires sont fermés.