Stan

Yakapartir, c'est le blog d'un mec normal. Ni vraiment riche, ni franchement pauvre. Pas spécialement génial, mais pas bête à bouffer du foin non plus. Le blog d'un gars qui dort la fenêtre ouverte mais qui passe sa vie sur Internet. C'est aussi le blog d'un grand frustré du voyage. 31 balais, la soif des grands espaces et jamais sorti de l'Europe... si c'est pas une honte !

Mais si ce n'était que ça, je n'aurais pas ouvert un blog. Je n'ai rien d'un exhibitionniste, et raconter ma vie au quidam qui passe ne me semble pas du plus grand intérêt. Si je me décide à prendre ma plus belle police pour vous écrire, c'est que j'aspire à sortir quelque peu de ma condition de mec normal, pour vivre des choses un poil plus exaltantes. Sauf rebondissements très improbables, je ne serai ni Jésus (mourir dans 2 ans,... très peu pour moi), ni Nelson Mandela ni Umberto Eco, mais ce n'est pas perdre son temps que de s'interroger sur le monde qui nous entoure, sur la place qui est la nôtre et sur celle qu'on pourrait prendre.

En tant que petit belge de la classe moyenne (voir la note d'entrée pour ce qui est de la notion de "moyenne"), une conviction s'impose à moi avec de plus en plus de force avec le temps qui passe : il faut que je trouve ma manière de faire avancer le monde dans le bon sens ou du moins de ne pas le faire reculer. Vu mes capacités somme toutes modestes, mon charisme de poulpe endormi (Paul fût un exemple pour son espèce, mais malheureusement l'exception qui confirme la règle) et mon réseau de connexions mondaines limité, je ne pense pas que je vais changer le monde à moi tout seul, ni que mon nom perdurera pour les siècles à venir. D'ailleurs, pour être franc, je m'en contrefous.

Mais si la manière dont je vis et ce au service de quoi je mets ma force de travail ont au moins un impact non-négatif sur le monde, ce sentiment d'impuissance face aux grands rouages du monde, aux monstres financiers et à l'ivresse du pouvoir qui habite les hommes, ce sentiment s'estompera peut-être.

Cette idée participe aussi d'un refus de cette vision globale qui s'impose à nous comme un système, une machine et un ensemble dont nous faisons partie et auquel on ne peut échapper. Je n'aime vraiment pas comparer les pierres et les bombes, mais la comparaison s'impose avec les fascismes divers qui ont émaillé l'histoire. Le modeste employé de banque transmettant des ordres de bourse n'est pas coupable, pas plus que le modeste postier allemand distribuant de la propagande nazie sur son vélo. Mais ils portent tous une responsabilité. Faible, mais non nulle. C'est la reconnaissance de cette responsabilité chez chacun qui pourrait changer le monde.

Enfin,... je crois.... pour l'instant.

Parce que c'est pas tout ça de débiter des grandes théories et de faire des comparaisons scabreuses, encore faut-il se donner les moyens de les étayer, de les expérimenter, et pourquoi pas d'en changer.

Ce blog est enfin, vous l'aurez compris, celui d'un type qui se pose beaucoup trop de questions pour son maigre cerveau, et qui s'en va à la collecte de beaucoup trop peu de réponses pour sa soif de sens. Partir trois mois sur un autre continent ne suffira pas, mais les plus grands voyages commencent par un pas. - Violons, l'auditoire est en larmes -

:) Wééé, je pars en vacances ! ! !

Hum... j'suis pas rendu.

Interêts

Le monde, les gens, la planète... what else ?